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Grâce à
la richesse de
son agriculture
et à la
variété
de sa gastronomie,
la France est
un pays de tradition
alimentaire.
Grâce à
ses entreprises
agroalimentaires,
elle se trouve
aussi à
la pointe des
tendances et de
la modernité.
Résultat
: les consommateurs
disposent d'une
offre très
large, innovante,
de plus en plus
soucieuse de nutrition
et d'environnement,
et qui leur est
proposée
par un circuit
de distribution
performant.
Bref
panorama
•
L'alimentation
a progressé
avec les modes
de vie
On
ne s'en souvient
plus forcément,
mais notre vie
quotidienne a
profondément
évolué
en quelques décennies.
Durant les trente
dernières
années
du XXème
siècle,
le niveau de vie
moyen des Français
a augmenté
de 70% !
Une partie de
cette croissance
est naturellement
passée
dans l’alimentation
avec un budget
alimentaire qui
a progressé
de plus de 25%
en valeur absolue.
Pendant ce temps,
d’autres
postes de dépenses
comme le logement
(16,2%) et le
transport (15,7%)
ont davantage
progressé.
Et bien sûr,
de nouvelles dépenses
sont apparues
comme le développement
des loisirs, des
vacances, des
télécommunications
ou des biens culturels.
Résultat
: avec 19,6% en
2007, l'alimentation
représente
aujourd’hui
un cinquième
du budget global
des ménages.
•
On appelle cela
"l'effet
qualité"
Autre
constat, les achats
alimentaires ont
changé
de nature grâce
à une mutation
de l'offre de
produit qui a
été
plébiscitée
par les consommateurs.
Les produits "traditionnels"
(fruits et légumes,
viandes et poissons
"bruts")
représentaient
23,1% des volumes
alimentaires consommés
en 1960 ; ils
n'en représentent
plus que 9,5%,
au profit des
produits dits
élaborés
(voir plus bas).
D'autant que,
pendant ce temps,
l'équipement
domestique s'est
considérablement
développé
: maintenant,
presque 100% des
foyers sont équipés
d'un réfrigérateur,
84% d'un congélateur
ou 81% d'un four
à micro-ondes.
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Autre
phénomène
majeur, le bouleversement
des formes de commercialisation,
lui
aussi rendu possible par
l'engouement des consommateurs.
Nés dans les années
cinquante, les supermarchés
puis les hypermarchés
les ont conquis, révolutionnant
les méthodes de distribution
des produits et les rendant
beaucoup plus facilement
accessibles, tant sur le
plan économique que
pratique : c'est là
le fruit de l'arrivée
du libre-service, du fait
de proposer "tout sous
le même toit"
à côté
d'un grand parking et de
l'invention du discount,
c'est-à-dire la recherche
permanente des prix de vente
les plus bas possibles par
la massification des achats. |
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Ces
GMS (Grandes et
Moyennes Surfaces)
totalisent désormais
les deux tiers des
ventes de
produits alimentaires.
Tandis qu'une nouvelle
forme de vente s'est
installée,
le maxi ou hard
discount qui atteint
12,5% des ventes
de détail
alimentaire, le
commerce dit traditionnel
s'est stabilisé,
comme les marchés
- couverts ou découverts
- et quelques nouveaux
concepts commencent
à percer
(points de vente
spécialisés,
en surgelés
notamment, distribution
automatique, stations-service,
voire e-commerce).
Pendant
ce temps, la restauration
s'est, elle aussi,
considérablement
développée.
Les
Français
consomment plus
de dix milliards
de repas par an
en dehors de leur
domicile, pour une
dépense moyenne
de 7,90 euros par
repas. La restauration
commerciale représente
58% du chiffre d'affaires
de ce secteur et,
en son sein, la
restauration rapide
(fast food, sandwicheries,
vente à emporter…)
progresse rapidement
pour en représenter
20%. Le reste est
réalisé
en restauration
collective –
en entreprises,
dans les écoles
ou les hôpitaux,
les maisons de retraite
ou… les prisons
-, soit autogérée
(le restaurant est
exploité
par les services
de la municipalité
ou de l'hôpital
par exemple), soit
confiée à
des sociétés
de restauration
collective spécialisées. |
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Ces
évolutions profondes,
l'offre alimentaire a su
les accompagner en
proposant des produits à
la fois plus pratiques et
plus sécurisés
(grâce aux normes
d'hygiène et à
l'établissement de
la chaîne du froid
notamment). De sorte que,
comme on l'a vu, les produits
« transformés
» ou « élaborés
» se sont imposés,
au détriment des
produits bruts. Ils ont
permis aux consommateurs
de gagner du temps dans
la préparation des
repas, de préserver
leur santé grâce
à des aliments très
contrôlés et
de développer une
palette de goûts très
large. N'en déplaise
aux nostalgiques, c'est
l'alimentation moderne qui
a permis non seulement de
découvrir les cuisines
du monde – l'exotique
– mais aussi la gastronomie
des terroirs – celle
des autres provinces, naguère
trop éloignées. |
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Résultat
:la
consommation de plats cuisinés
par habitant a augmenté
de 5,5% en moyenne par an
entre 1960 et 1980 et de
5% entre 1980 et 2001. Autre
exemple, la part des produits
laitiers dans l'alimentation
est passée de 7,4%
en 1960 à 13% en
2001 : ainsi, les Français
consomment quinze fois plus
de yaourts ou de desserts
ultrafrais qu'au début
des années soixante.
Et l'on pourrait également
citer, entre autres, l'essor
des surgelés, des
jus de fruits, des céréales
pour petit-déjeuner… |
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Le
chariot d'aujourd'hui
est donc complètement
différent
du cabas d'hier.
Les consommateurs
y placent avant
tout des produits
élaborés
que les professionnels
répartissent
selon trois grands
univers.
•
L'épicerie
rassemble
les produits conservés
à température
ambiante. Représentant
plus de 34% des
achats des ménages
en grandes surfaces,
elle constitue le
marché alimentaire
le plus ancien,
fondé par
exemple sur les
techniques de l'appertisation
(la conserve) ou
de la déshydratation.
Il se répartit
également
entre produits salés
(assaisonnements
et condiments, sauces,
soupes, conserves,
pâtes et riz…)
et produits sucrés
(chocolaterie, biscuiterie,
confiserie…).
•
Les produits frais
et surgelés
,conservés
sous froid positif
: + 5° C ou
négatif :
- 18 ° C. Ils
se sont considérablement
développés
depuis quelques
décennies
pour atteindre près
de 42% des dépenses
alimentaires. Parmi
eux, la "crèmerie"
occupe la première
place, avec les
produits laitiers
ultra-frais (le
yaourt par exemple),
les fromages, ou
le beurre et le
lait. Mais, avec
les charcuteries
comme pionnières,
les produits frais
non laitiers connaissent
aussi un très
fort succès
: produits traiteurs
(plats cuisinés,
salades, sandwiches…),
saurisserie (saumon
fumé, surimi,
etc.) ou fruits
et légumes
4ème gamme
(comme la salade
en sachet prête
à l'emploi)…
•
Les boissons
,
enfin, représentent
près de 24%
des achats des ménages.
Les boissons alcoolisées
accaparent presque
70% de ces dépenses
: spiritueux, vins
et champagne, bières
et cidres. Mais
les BRSA - Boissons
Rafraîchissantes
Sans Alcool –
telles les sodas
ou les jus de fruits
sont également
devenues un poste
important, suivies
des eaux embouteillées,
plates ou gazeuses,
nature ou aromatisées. |
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Toutes
ces familles de produits
sont naturellement portées
par l'innovation permanente
de leurs fabricants. L'industrie
alimentaire doit son succès
à deux grands axes
essentiels qui se complètent
l'un l'autre : le goût
et la praticité.
Et deux tendances marquantes
confirment également
leur importance : la nutrition
d'abord, et, dernièrement
le développement
durable. |
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En matière de goût
:
- le développement
de recettes lointaines,
dites exotiques (asiatiques,
tex-mex…),
- le retour aux produits
authentiques (diminution
ou suppression des conservateurs
ou des colorants, recours
aux ingrédients naturels…)
- les recettes de terroir
et, notamment, la cuisine
méditerranéenne
(l'huile d'olive, les carpaccios,
le risotto, le vin rosé…)
- la redécouverte
de produits ancrés
dans la tradition (comme
le miel ou la limonade). |
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•
En matière de praticité
:
- les emballages micro-ondables,
- le sachet souple,
- le bag-in-box (ou caisse-outre)
en vin,
- le café en dosettes,
- les verrines. |
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En matière de nutrition
:
- les produits "moins",
à teneur réduite
en sucres, en matières
grasses ou en sel,
- les produits "plus",
enrichis en fibres, en vitamines
ou minéraux, en oméga-3,
etc.,
- les produits "santé",
garantissant une promesse
favorable (prévention
du cholestérol, préservation
des défenses naturelles,
meilleure digestion…).. |
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En matière de développement
durable
:
- le développement
d'emballages recyclables
(en PET par exemple),
- la réduction du
poids des emballages,
- les produits issus de
l'agriculture biologique,
- les produits issus du
commerce équitable… |
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